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L’Hôtel de Ville (extérieur)

Un peu d’histoire

En 1553, Charles Quint ordonne la destruction de l’ancien Hesdin, cité importante de l’Artois, qui avait connu un prestige considérable grâce aux Comtes d’Artois puis aux Ducs de Bourgogne qui avaient développé, s’inspirant de l’Italie, un immense parc où l’on trouvait des machines extraordinaires, des automates …, lieu de divertissement et de diplomatie.

Cette destruction laissant la porte ouverte aux troupes françaises proches, Charles Quint décide, en 1554, de faire construire une cité nouvelle, à 5 km en aval sur la Canche, sur un territoire de 93 ha appartenant à la seigneurie de Marconne, à l’endroit où sa sœur, Marie de Hongrie, possédait une maison de campagne.

Cette cité sera fortifiée et se nommera Hesdinfort, puis Hesdinfert et enfin Hesdin, ville à la position stratégique à la frontière des vastes et riches Pays-Bas espagnols. C’est en 1639 que, après un siège mémorable, les troupes françaises de Louis XIII et Richelieu s’emparent d’Hesdin qui devient définitivement française en 1659 (Traité des Pyrénées).

Durant les siècles qui suivirent, la vie hesdinoise a été marquée par une importante présence militaire. Place forte jusqu’en 1842, la ville a vu se construire plusieurs casernes et a accueilli de nombreux régiments, officiers et soldats.

Le 23 juillet 1563, Antoine d’Helfaut, 2ème gouverneur, pose la première pierre de la Maison de la Ville. Après la construction des fondations, le projet est mis en sommeil, priorité étant donnée à la paroisse, avant d’être repris par les architectes Dom Ponte del Brya et Lemerre. Pour cela, 6000 briques sont maçonnées par Jehan de Hellin et Josse de Fontaine. En 1575, on commence les superstructures de l’édifice. Cette première partie du bâtiment, située entre l’actuelle rue Henri Catteau et la porte cochère, où passait à l’époque une ruelle, s’écroulera en l’an IX, sera reconstruite en 1818 pour accueillir les boucheries, un dépôt de voirie et maintenant la salle Mendès France.

L’autre partie de l’Hôtel de Ville, à gauche de la porte cochère, date du XVIIème siècle, la Bretèche ayant été édifiée en 1629.

Enfin, la partie moderne administrative est venue s’ajouter en 1994.

L’extérieur


La façade

Elle est constituée de briques et son soubassement est en grès. Sur les cinq cartouches existant entre les fenêtres du rez-de-chaussée et du premier étage, le sculpteur Meunier avait écrit un verset Ave Maris Stella Dei Mater aujourd’hui disparu.

La partie du XVIème siècle comporte deux blasons : celui de Charles Quint, aigle bicéphale détérioré à la Révolution (il a été retrouvé dans les décombres des fortifications) et les armes du Prince de Ligne, gouverneur d’Artois. Les deux blasons sont entourés du collier de la Toison d’Or, ordre fondé par Philippe le Bon, duc de Bourgogne, en 1430.

Au-dessus, une Vierge, qui a échappé aux mains des Révolutionnaires, est placée dans une niche.

La Bretèche

En avant-corps de la façade fut érigé en 1629 un édifice chargé de symboles de style Renaissance appelé Bretèche ou Bertèque, utilisé en art militaire pour dissuader l’ennemi d’entrer dans le bâtiment, ici, en art civil, pour proclamer le cri public (sentences, dispositions administratives, etc…).

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Hotel de ville La Brétèche

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